lundi 23 janvier 2012

Babyloan, de l’assistanat au développement

 Autre article, autre enjeu. Découvrez la première plateforme de micro-crédit en peer to peer en Europe.


 
Le microcrédit en peer to peer dans le monde de la philanthropie

Vulgarisé et mondialisé par Mohammad Yunus dans les années 70, le microcrédit se pose comme une nouvelle manière de concevoir la solidarité. Il ne s’agit plus de faire don d’une somme d’argent à une action humanitaire, mais de prêter à des populations exclues du système bancaire. Avec ce prêt elles créent une activité génératrice de revenus, puis remboursent. Aujourd’hui l’en-cours mondial de microcrédit s’élève à 65 milliards de dollars, générés par environ 10 000 IMF*. Dans cet océan, la plateforme de microcrédit Babyloan a fait exploser en Europe le principe du financement en peer to peer.

Inspiré de la plateforme américaine KIVA, Babyloan lance en 2008 en France le microcrédit en peer to peer. L’objectif est de permettre aux particuliers de participer à cette aventure « de développement et de promotion de la dignité humaine ». La plateforme joue le rôle d’intermédiaire entre particuliers et micro entrepreneurs en sélectionnant des IMF implantées auprès des populations pauvres partout dans le monde. L’IMF fait ensuite remonter les projets entrepreneuriaux sur le site internet. Les internautes intéressés placent alors une somme de 20€ minimum qui leur sera rendue sous quelques mois. Babyloan est ainsi devenu en 3 ans la première plateforme de microcrédit en Europe avec 1 300 000€ prêtés en 2010. Les clés du succès ?  Du côté des IMF le peer to peer est une source de financement à bas coût : les prêts sont solidaires donc les IMF ne reversent pas d’intérêts. Du côté des prêteurs, le site assure transparence et proximité. L’internaute choisit directement sur le site le projet dans lequel il veut investir et en suit l’évolution.

Avec 80% de la population mondiale n’ayant toujours pas accès à la banque et donc au crédit, le système du microcrédit en peer to peer n’a pas fini de faire parler de lui.
*Institution de Micro Finance

Manon Reynaud
Article publié dans le Journal des Grandes Ecoles

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